
Ubisoft a récemment constaté un regain d’intérêt pour son jeu Assassin’s Creed Odyssey, une aubaine inattendue coïncidant avec la sortie du dernier film de Christopher Nolan, « L’Odyssée ». Alors que l’entreprise française aurait pu capitaliser sur cet événement, les chiffres révèlent une réalité plus complexe et potentiellement moins glorieuse. Le jeu, qui plonge les joueurs dans la Grèce antique, vers 430 avant J.-C., a connu une augmentation de son engagement, mais celle-ci semble davantage liée à la présence du jeu sur les abonnements que sur un véritable engouement pour un titre vieux de huit ans.
Les données d’Alinea Analytics montrent une hausse significative du nombre d’utilisateurs quotidiens, passant de 122 000 à 233 000 en dix jours sur Steam, Xbox et PlayStation. Cela représente une augmentation de 90% de l’engagement. Cependant, un analyste a tempéré l’enthousiasme, soulignant que le film n’a pas poussé des millions de personnes à acheter le jeu, mais a plutôt incité une vaste cohorte à le relancer. Ubisoft lui-même a reconnu cette tendance sans fournir de chiffres précis, préférant parler d’un simple «intérêt renouvelé».
Cette situation soulève des questions sur la capacité d’Ubisoft à générer un intérêt durable pour ses anciens titres. Le fait que le jeu soit disponible via des abonnements suggère que les joueurs sont plus enclins à le redécouvrir sans frais supplémentaires. Malgré une communication opportuniste sur les réseaux sociaux pour surfer sur la vague du film de Nolan, il est incertain que cet engouement se maintienne. Certains joueurs expriment même l’espoir d’un remake, ce qui met en lumière les limites de l’attrait actuel du jeu.
En somme, le «succès» d’Assassin’s Creed Odyssey semble être un coup de chance plutôt qu’une stratégie délibérée et efficace d’Ubisoft. Le fait qu’un film extérieur à l’industrie du jeu vidéo soit le principal moteur de ce regain d’intérêt pour un jeu déjà ancien est symptomatique des défis auxquels sont confrontés les éditeurs pour maintenir l’engagement de leur communauté à long terme.






