
Alors que la droite et le centre cherchent désespérément un leader, Xavier Bertrand persiste dans sa quête solitaire de la présidence, un pari risqué qui semble déjà voué à l’échec. Malgré les appels au ralliement, le président de « Nous France » s’accroche à l’idée saugrenue de s’imposer d’ici la fin de l’année, préférant « tester ses idées » plutôt que de reconnaître l’évidence de son manque de poids politique. Une stratégie qui, pour beaucoup, relève plus de l’illusion que d’un plan concret pour l’avenir de la France.
Son agenda estival, jalonné de lectures de Marc Aurèle et de promenades, ne masque en rien une frénésie de déplacements « partout en France » et des réunions publiques en Corse et en Corrèze. Une activité politique incessante qui, après tant d’années, n’a apporté qu’un lot de réussites éphémères et surtout une succession d’épreuves. Ce marathon électoral, loin de renforcer sa stature, met en lumière une ambition démesurée face à une influence politique déclinante.
Les critiques fusent déjà, le qualifiant de « roi des girouettes » et de « néant », une image peu flatteuse qui colle à la peau de celui qui a tout fait pour devenir ministre d’Emmanuel Macron. La droite, fragmentée et en quête de crédibilité, voit en lui non pas un rassembleur, mais une figure clivante, incapable d’incarner le renouveau tant attendu. Son obstination à tracer sa route seul, loin des consensus et des ralliements, pourrait bien sceller définitivement son destin politique, le reléguant au rang de simple figurant dans une course à l’Élysée déjà complexe. L’échec de son pari ne fera qu’accentuer la crise de leadership à droite, laissant le champ libre à d’autres prétendants.






