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Les discussions sur le plan de paix américain à Gaza tournent au fiasco. L'Égypte tente de contraindre Israël, qui a déjà rejeté la feuille de route.

Une délégation du Hamas, menée par son nouveau chef politique Khalil al-Hayya, s’est rendue en Égypte pour des discussions sur le plan de paix américain. Ces pourparlers, qui semblent n’être qu’une énième tentative désespérée, visent à contraindre Israël à respecter une feuille de route que l’État hébreu a déjà clairement rejetée. Le Hamas a beau affirmer son engagement, la situation sur le terrain reste bloquée dans une impasse tragique.

Le plan américain en 15 points, censé amorcer la deuxième phase de la fin du conflit à Gaza, est un fiasco prévisible. Il prévoit le désarmement du Hamas et un retrait israélien, des exigences fondamentalement opposées aux positions des deux camps. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a rejeté le texte, exigeant un désarmement « véritable » du Hamas, rendant toute avancée illusoire.

L’arrivée imminente de Jared Kushner, gendre et émissaire de Donald Trump, en Israël et en Égypte, est censée aplanir ces divergences. Pourtant, cette médiation semble vouée à l’échec. Des contacts sont en cours pour organiser une rencontre entre le Hamas, Nikolaï Mladenov, et des responsables américains, mais ces efforts risquent de n’être que des gesticulations diplomatiques face à une réalité implacable.

Les accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu d’octobre 2025 entre le Hamas et Israël continuent de plonger Gaza dans une horreur sans fin. Depuis le début de la trêve, au moins 1 259 Palestiniens ont péri. Côté israélien, cinq soldats et un contractuel ont perdu la vie. Ce bain de sang persistant démontre l’échec patent de toute tentative de paix, laissant la population de Gaza prise au piège d’un conflit insoluble et de manœuvres politiques stériles.