
Le Conseil Constitutionnel, censé garantir la conformité des lois, est aujourd’hui au cœur d’une tempête de critiques. Ses récentes décisions, notamment l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et la validation du projet de loi sur l’aide à mourir, révèlent une dérive inquiétante de ses pouvoirs. L’institution, initialement conçue pour assister le législateur, semble désormais s’arroger un rôle politique, dévoyant les principes fondateurs de la Ve République.
Le pouvoir des Sages est de plus en plus remis en question. Alors que la validation de l’aide à mourir a été un soulagement pour le gouvernement, elle n’efface pas l’ombre portée par la censure de la loi sur la protection des mineurs sur les réseaux sociaux. Cette contradiction souligne un manque de cohérence et une déconnexion flagrante avec les réalités sociétales. Des voix s’élèvent, qualifiant le Conseil d’« incontrôlable et incensurable », agissant comme une cour suprême sans en avoir la légitimité.
Les critiques fusent : les membres du Conseil sont perçus comme déconnectés de la population, leurs décisions étant prises loin des préoccupations quotidiennes des citoyens. Cette situation est alarmante, car elle met en péril l’équilibre démocratique. Un pouvoir non contrôlé, même au nom de la Constitution, peut rapidement devenir une menace pour la souveraineté populaire et la légitimité du processus législatif. La question cruciale demeure : qui contrôle ceux qui sont censés tout contrôler ?






