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Washington accuse Israël d'attaques aériennes sur une base syrienne, dénonçant une dangereuse escalade. Israël défie les appels à la retenue.

Les tensions explosent en Syrie alors que Washington accuse ouvertement Israël d’avoir mené des frappes aériennes sur la base aérienne d’Abou Dhouhour. Un acte qualifié d’« escalade inutile » par l’envoyé spécial américain, Tom Barrack, soulignant le mépris total d’Israël pour la stabilité régionale.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé avec véhémence cette « agression injustifiée », tandis que la télévision d’État rapportait des « dommages matériels » considérables après huit frappes sur la piste de l’aéroport. Un aéroport, ironiquement, en cours de réfection avec l’aide de la Turquie, un allié des nouvelles autorités syriennes et dont les relations avec Israël sont exécrables.

Cette série d’attaques n’est malheureusement pas un incident isolé. Israël multiplie les frappes contre la Syrie depuis le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2024, allant même jusqu’à déployer des troupes dans la zone tampon du Golan. Une violation flagrante de la souveraineté syrienne que la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU semblent ignorer, malgré les appels désespérés de Damas.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a clairement affirmé que Tel-Aviv maintiendra ses forces en Syrie, défiant toute tentative de résolution pacifique. Pendant ce temps, les nouvelles autorités islamistes de Damas, qui ont pris le contrôle de l’aéroport d’Abou Dhouhour, se sont ralliées à la coalition internationale contre l’État islamique. Un triste tableau de chaos et de divisions, où les intérêts géopolitiques priment sur la paix et la sécurité des populations.