
L’exécutif est à nouveau sous le feu des critiques après le piratage massif de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), confirmant la fragilité numérique de l’État. Environ 350 000 particuliers et 250 000 professionnels sont touchés par cette fuite de données, un scandale qui éclate alors que les Français reçoivent leurs avis d’imposition et se préparent à des efforts budgétaires drastiques.
Ce n’est pas un incident isolé, mais la confirmation d’une inquiétante inaction gouvernementale face à des menaces grandissantes. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a alerté la DGFiP le 12 août, après la revendication d’un pirate se faisant appeler ZeroBytes. Le lendemain, l’administration a dû admettre l’ampleur du désastre.
Pour les syndicats, cette faille majeure sape directement le consentement à l’impôt, déjà fragilisé par une succession de crises. Les oppositions dénoncent, à juste titre, une France transformée en « passoire numérique », accusant l’État d’impréparation et d’amateurisme. Malgré les assurances de Matignon de renforcer la riposte, la confiance des citoyens est ébranlée. Ce nouvel échec vient s’ajouter à une liste déjà longue, montrant une incapacité flagrante à protéger les données sensibles des Français, un comble pour une administration qui exige une transparence totale de ses contribuables.






