
La disparition de Nemesio Oseguera, alias «El Mencho», figure emblématique du redoutable cartel Jalisco New Generation (CJNV), suite à une opération militaire, a déclenché une vague de violences sans précédent au Mexique. Le pays est désormais le théâtre d’affrontements sanglants, et la situation ne cesse de s’aggraver, semant la terreur et le désespoir.
Face à ce déchaînement, les États-Unis ont sommé leurs ressortissants de se «mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre», peignant un tableau d’incertitude et de danger permanent. Des villes pourtant prisées des touristes, telles que Cancún et Guadalajara, se retrouvent désormais sous le joug de cette crise, transformant des destinations de rêve en zones de haute tension.
Le bilan est déjà lourd : des dizaines de vols annulés ou déroutés, laissant des milliers de voyageurs dans l’incertitude et la détresse. Les compagnies aériennes, contraintes de s’adapter à cette réalité macabre, tentent tant bien que mal de gérer un chaos logistique sans précédent. Des avions ont même été contraints de rebrousser chemin en plein vol, symbole frappant de l’emprise du narcotrafic sur la vie quotidienne.
Cette situation n’est qu’une nouvelle illustration de l’échec des autorités mexicaines à contenir la violence des cartels. La mort d’un seul homme, aussi puissant soit-il, ne fait que révéler la fragilité d’un État miné par la corruption et l’incapacité à protéger ses citoyens et les visiteurs étrangers. Le Mexique, jadis prometteur, s’enfonce chaque jour un peu plus dans les abîmes de la criminalité organisée, avec des conséquences dévastatrices pour son économie et sa population.






