
Le Collège de France vient d’annuler un colloque crucial intitulé «L’enfant, cible des idéologies», qui devait aborder des sujets aussi sensibles que les impacts des réseaux sociaux sur la jeunesse, les politiques éducatives, ou encore le droit des enfants. Cette décision, officiellement justifiée par un devoir de «neutralité», intervient après le retrait du patronage de la Haute-Commissaire à l’Enfance, laissant planer un doute sur les véritables motivations derrière cette annulation.
Initialement prévu pour le 22 juin, l’événement devait accueillir des personnalités éminentes comme Claire Brisset, ancienne Défenseure des enfants, la psychologue Caroline Goldman, et Iannis Roder de la Fondation Jean Jaurès. Cependant, selon les organisatrices, les psychanalystes Céline Masson et Caroline Eliacheff, le Collège de France a jugé le programme incompatible avec ses principes. Cette volte-face soulève des questions inquiétantes quant à la liberté d’expression et la capacité des institutions à résister aux pressions extérieures.
Les thématiques controversées comme les «détransitionneurs» étaient au cœur des débats prévus, ce qui a sans doute contribué à l’ambiance tendue entourant ce colloque. L’annulation brutale suggère une institution peu encline à la discussion sereine sur des sujets potentiellement clivants, préférant le silence à la confrontation intellectuelle. Les participants, qui subissent déjà des pressions, se voient ainsi privés d’une plateforme essentielle pour partager leurs analyses et leurs préoccupations.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte où les enjeux liés à l’enfance sont plus que jamais d’actualité. La décision du Collège de France, loin d’assurer une réelle neutralité, pourrait être perçue comme un acte de censure, étouffant un débat nécessaire et renforçant la suspicion à l’égard des institutions académiques.






