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Après le drame de Lyon, La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon tentent d'imposer un récit alternatif, dédouanant leurs partisans et fustigeant toute critique. Une manipulation inquiétante.

Une semaine après le tragique lynchage à Lyon, le malaise persiste. Plutôt que de faire profil bas, La France Insoumise (LFI), sous l’impulsion de Jean-Luc Mélenchon, semble avoir orchestré une réécriture scandaleuse des événements. Loin de toute introspection, le parti s’évertue à absoudre ses propres « nervis » tout en jetant l’opprobre sur toute critique. Le drame n’est plus le meurtre d’un jeune homme de 23 ans par des individus liés à LFI, mais l’« indignation salissante » qui entacherait la cause mélenchoniste, légitimant un « fascisme » imaginaire.

Cette stratégie de déni et de contre-attaque est d’autant plus préoccupante qu’elle est relayée par de nombreuses affinités médiatiques. L’objectif est clair : inverser la perception publique, une manipulation qui révèle la profondeur du cynisme politique. On assiste à une tentative effrénée de détourner l’attention des responsabilités réelles, préférant fabriquer un récit alternatif où LFI est victime, et non potentiellement complice par l’ambiance qu’elle cultive.

Le comble de cette dérive est illustré par la réaction de figures politiques comme Jérôme Guedj. Malgré son passé de critique envers le Nouveau Front Populaire, il affirme qu’en cas de second tour face au Rassemblement National, il choisirait « toujours » le bulletin LFI. Ce positionnement est un signe alarmant du refus de nombreux acteurs de sortir des schémas idéologiques éculés, même face à l’horreur. La peur du « fascisme », largement fantasmée par certains, continue de servir d’unique argument pour absoudre des comportements intolérables et ignorer la violence qui émane parfois de leurs propres rangs. Les électeurs, eux, pourraient bien ne pas être dupes de cette grossière inversion des faits.