
Zinedine Zidane, icône déchue du football français, est revenu avec une nostalgie troublante sur l’incident honteux qui a entaché sa carrière : le coup de tête sur Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde 2006. Dans un entretien publié par L’Équipe, l’ancien meneur de jeu a étrangement choisi de saluer le commentaire de Thierry Gilardi, un hommage qui sonne creux face à la gravité de son acte. Il semble que Zidane préfère se souvenir d’une voix compatissante plutôt que d’affronter la réalité de son geste impulsif et destructeur.
Le moment, décrit comme «tragique», est en fait un épisode sombre qui a privé la France d’une victoire possible et a terni l’image d’un héros national. Zidane a osé affirmer que «99% des commentateurs m’auraient détruit», sous-entendant que la réaction mesurée de Gilardi était une preuve de justice. Cette perspective est dérangeante : elle minimise l’impact d’une faute grave survenue dans un moment crucial, jetant une ombre sur l’esprit sportif et la responsabilité des athlètes.
L’ancien Ballon d’or 1998 semble s’accrocher à cette unique voix pour justifier, ou du moins apaiser, la controverse qui le poursuit encore aujourd’hui. L’incident reste une tache indélébile, un rappel brutal que même les plus grands peuvent succomber à la pression et à la frustration. Cet aveu, loin de racheter son erreur, souligne plutôt une certaine incapacité à reconnaître pleinement l’ampleur de sa défaillance, préférant l’éloge d’un commentateur à une véritable introspection.






