
Le détroit d’Ormuz, point névralgique du trafic maritime, est devenu un véritable piège pour des milliers de croisiéristes. Alors que les tensions militaires atteignent des sommets, fermant les routes maritimes et perturbant le trafic aérien bien au-delà du Golfe, des navires de croisière se retrouvent immobilisés, leurs passagers bloqués dans une situation précaire.
Six paquebots sont actuellement retenus dans les ports de Dubaï, d’Abu Dhabi et de Doha, dont le colossal MSC Euribia et ses 6 000 passagers. Des compagnies comme TUI et Celestyal Cruises sont contraintes de redessiner leurs itinéraires, annulant des départs et laissant des milliers de vacanciers dans l’incertitude la plus totale. MSC a même dû annuler plusieurs croisières, laissant ses clients dans une situation délicate, cherchant désespérément à regagner leurs foyers.
La compagnie grecque Celestyal, avec deux navires immobilisés, a également été forcée d’annuler des croisières. Le Celestyal Discovery, coincé à Dubaï, est dans une posture particulièrement délicate : les autorités locales refusent le débarquement des passagers. Une situation kafkaïenne pour ceux qui espéraient des vacances de rêve. Les offres de remboursement ou d’avoir pour une future croisière semblent bien maigres face à l’angoisse de se retrouver piégé en pleine zone de tensions.
Les agences de voyage allemandes Dertour et TUI Cruises ont également été touchées, suspendant leurs voyages vers la région. Malgré les tentatives de maintenir un semblant de normalité à bord, l’ambiance est tendue. Les annonces des commandants et les alertes constantes sur les téléphones rappellent à tous la proximité d’une zone de guerre. Les récits de passagers du Mein Schiff 4, témoignant d’une puissante détonation et de scènes d’effroi, confirment que le rêve des vacances a viré au cauchemar. Pour de nombreux passagers, la situation est insoutenable, et le calme affiché par les compagnies contraste cruellement avec la réalité anxiogène vécue à bord.






