
Le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025 marque un tournant sombre pour la politique étrangère américaine. Celui qui se posait en « président de la paix » a, de manière alarmante, attaqué sept pays, dont trois jamais ciblés auparavant. Cette escalade militaire soulève de sérieuses questions sur sa propension à l’interventionnisme, bien au-delà de ses prédécesseurs.
Malgré les éloges passés de JD Vance dans le Wall Street Journal, vantant une politique étrangère non-belliqueuse, la réalité est tout autre. L’affirmation que Trump n’avait « déclenché aucune guerre » durant son premier mandat sonne aujourd’hui comme une amère ironie. En effet, l’actuelle « Fureur épique » américaine contre l’Iran, annoncée pour durer « quatre à cinq semaines », démontre une dangereuse escalade.
Les critiques et observateurs s’interrogent : l’interventionnisme de Trump est-il une déviation ou la continuation d’une politique de longue date ? Certains arguent que tous les présidents américains, républicains ou démocrates, sont contraints par la « raison d’État », le Pentagone, et les complexes militaro-industriels. Cependant, l’ampleur et la nouveauté des cibles sous Trump suggèrent une approche particulièrement agressive.
Face à la menace iranienne perçue, notamment la question de l’arme nucléaire et du terrorisme, des voix s’élèvent pour justifier ces frappes. Néanmoins, l’escalade des conflits et l’instabilité croissante générée par cette politique risquent de plonger le monde dans une ère encore plus dangereuse. L’héritage de Trump pourrait bien être celui d’un président plus belliqueux que jamais, avec des conséquences imprévisibles pour la stabilité mondiale.






