
La guerre israélienne à Gaza a poussé les femmes et les filles au bord du précipice, selon un rapport accablant d’Amnesty International. Après vingt-neuf mois de conflit, le système de santé palestinien s’est effondré, plongeant des milliers de vies dans une misère inacceptable. Les Palestiniennes subissent des préjudices aggravés, potentiellement mortels, exacerbés par les déplacements massifs, la famine rampante et les restrictions draconiennes de l’aide humanitaire imposées par Israël. Une véritable érosion systématique de leurs droits, dénoncée comme un acte de guerre délibéré, s’inscrivant dans la continuité du génocide.
Le tableau est sombre : une hausse exponentielle des pathologies maternelles et néonatales, avec des infrastructures médicales exsangues. Près de 60% des points de santé sont hors d’usage, et les unités néonatales fonctionnent jusqu’à 170% de leurs capacités, forçant les soignants à placer jusqu’à trois nouveau-nés par couveuse. La pénurie de médicaments essentiels est une réalité brutale, obligeant à la réutilisation de matériel à usage unique et à l’emploi d’anesthésiants périmés. Des dizaines de milliers de femmes enceintes et allaitantes souffriront de malnutrition aiguë, prédisent les Nations unies, une catastrophe sanitaire sans précédent.
Les témoignages sont glaçants : de jeunes mères contraintes de vivre grossesse et convalescence dans des tentes surpeuplées, exposées au froid et à la pollution. Des patientes atteintes de maladies chroniques sont laissées pour compte, avec plus de 18 500 malades nécessitant une évacuation médicale urgente. L’absence de radiothérapie dans les hôpitaux de Gaza, combinée à l’arrêt total des évacuations depuis la fermeture des points de passage, notamment Rafah après l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, scelle le sort de nombreux innocents. Malgré un accord de « cessez-le-feu » en octobre 2025, les opérations militaires ont continué, ajoutant des centaines de morts au bilan déjà macabre. L’acheminement des soins est menacé par la suspension de nombreuses organisations humanitaires, dont Médecins sans frontières. Face à ces catastrophes en cascade, l’inaction internationale demeure une honte.






