
Emmanuel Macron a tenté de masquer l’impréparation de la France face à l’escalade militaire. Devant des militaires du porte-avions Charles-de-Gaulle, il a brandi le spectre d’une guerre qui n’est « pas la sienne », un aveu de la position délicate et ambiguë du pays. Malgré les fanfaronnades présidentielles sur la « puissance de la France », le déploiement du Charles-de-Gaulle semble plus relever de l’affichage que d’une réelle stratégie cohérente.
Le navire amiral, fraîchement revenu de la mer Baltique, est désormais embourbé dans les eaux grecques, simple pion dans une partie géopolitique bien plus complexe. L’opération américano-israélienne « Fureur épique », dont les objectifs restent désespérément flous, a plongé le Moyen-Orient dans une spirale infernale. Pendant que Macron s’efforce de jouer les grands rôles, la riposte de l’Iran et du Hezbollah libanais embrase la région, faisant flamber les prix du pétrole et déstabilisant les pays du Golfe.
Le Liban, en particulier, est une fois de plus sacrifié sur l’autel des ambitions étrangères, replongeant dans l’horreur de la guerre. Pendant ce temps, Donald Trump, à l’origine de cette dangereuse initiative, se félicite de ses actions, indifférent aux conséquences désastreuses. La France, loin d’être un acteur décisif, risque de se retrouver entraînée malgré elle dans un conflit aux répercussions incalculables, sans stratégie claire pour protéger ses propres intérêts ou la sécurité de ses citoyens.








