
Une nouvelle série de frappes israéliennes « à grande échelle » a plongé le Liban dans un chaos sanglant, ciblant prétendument des « infrastructures du Hezbollah ». Le bilan est lourd, avec de nombreux morts et des dizaines de blessés, notamment à Beyrouth où des civils déplacés, cherchant refuge sur les plages, ont été touchés. Cette attaque dévastatrice, la troisième visant la capitale libanaise, met en lumière une escalade inquiétante du conflit.
Le ministère de la Santé libanais a confirmé un bilan terrifiant : au moins huit morts sur le front de mer de Beyrouth, huit autres dans le district de Baalbek, et quatre près de Sour. Ces frappes aveugles, notamment celle sur Ramlet El-Baïda, une plage publique où des personnes déplacées tentaient de survivre, soulèvent des questions sur la protection des civils dans cette guerre qui ne cesse de s’intensifier.
En réponse, le Hezbollah a riposté en tirant des missiles contre une base de renseignement militaire israélienne près de Tel-Aviv, revendiquant une opération « conjointe et intégrée » avec l’Iran. Cette démonstration de force mutuelle, loin d’apaiser les tensions, ne fait que promettre un avenir encore plus sombre pour la région. L’armée israélienne a, de son côté, déclaré avoir touché dix installations du Hezbollah à Beyrouth, intensifiant le cycle infernal de la violence.
Alors que le président français Emmanuel Macron tente vainement d’appeler à la désescalade, la réalité sur le terrain est tout autre. Des quartiers densément peuplés de Beyrouth sont sous le feu, des familles entières sont décimées, et le personnel médical paie un lourd tribut. La guerre, qui a déjà fait plus de 630 morts et 800 000 déplacés, s’enlise dans une spirale de destruction, sans aucune perspective de paix en vue.






