Abandoned-factory-France
La fermeture des usines Brandt en France signe l'arrêt de mort d'un savoir-faire industriel national, malgré une reprise des marques par Cafom. Un désastre.

La fermeture définitive des usines françaises du groupe Brandt marque un coup dur irréversible pour l’industrie nationale. C’est la fin d’un chapitre pour la fabrication de tables de cuisson, micro-ondes et fours, laissant derrière elle un savoir-faire industriel perdu et un sentiment amer de gâchis, comme le dénonce Jorge Carranho de la CFE-CGC.

La décision du tribunal des activités économiques de Nanterre, rendue le vendredi 13 mars, a scellé le destin de Brandt. L’offre du groupe Cafom, d’un montant de 18,6 millions d’euros, bien que la plus alléchante financièrement, ne sauve en rien l’appareil de production. Cafom reprendra les marques emblématiques telles que Brandt, De Dietrich, Vedette et Sauter, ainsi que les brevets et les stocks, mais sans les usines, réduisant Brandt à une coquille vide de sa substance industrielle.

Les sites de production de Saint-Jean-de-la-Ruelle et de Vendôme sont donc condamnés, laissant des centaines d’employés dans l’incertitude et la détresse. Cette issue tragique fait suite à une série de revers pour le groupe, propriété du conglomérat algérien Cevital depuis 2014, qui avait été placé en redressement judiciaire le 1er octobre 2025, avant une liquidation prononcée le 11 décembre. Un échec cuisant qui souligne la fragilité de notre tissu industriel face aux impératifs financiers.