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Deux militants de la « Flottille pour Gaza », dont un Espagnol et un Brésilien, sont détenus en Israël. Accusés de liens avec le Hamas, leurs arrestations provoquent un tollé international et tendent les relations diplomatiques.

La tension monte d’un cran après l’interception musclée d’une nouvelle « Flottille pour Gaza » par l’armée israélienne. Deux militants, un Espagnol et un Brésilien, sont désormais retenus en Israël pour interrogatoire, une situation qui provoque l’indignation de leurs pays respectifs.

Partis de Barcelone mi-avril, les activistes de la Global Sumud Flotilla prétendaient briser le blocus israélien de la bande de Gaza. Cependant, les autorités israéliennes les soupçonnent de collusion avec le Hamas, désignant Saif Abu Keshek comme un dirigeant de la Conférence Palestinienne pour les Palestiniens à l’Étranger (PCPA), une organisation que les États-Unis et Israël qualifient d’affiliée au groupe terroriste.

Le Brésilien Thiago Ávila est également visé par des accusations « d’activités illégales ». L’arrestation de ces deux hommes s’est déroulée dans les eaux internationales au large de la Crète, bien loin des côtes israéliennes, un fait que l’Espagne et le Brésil dénoncent comme une « violation flagrante du droit international ».

Alors que 175 autres militants arrêtés sur une vingtaine de bateaux ont été relâchés en Grèce suite à un accord avec Athènes, le sort de Keshek et Ávila reste incertain. L’Espagne a immédiatement réclamé la libération de son citoyen, soulignant la gravité de cet incident qui assombrit davantage des relations diplomatiques déjà tendues. Cette opération soulève de sérieuses questions sur la légalité des actions israéliennes et l’avenir de l’aide humanitaire dans la région, menaçant d’enflammer une situation déjà explosive.