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Le nouveau plan climatique du Brésil, axé sur la protection des forêts, est remis en question. La déforestation, principal moteur des émissions, menace l'efficacité des ambitions climatiques du pays.

Le Brésil vient de dévoiler un nouveau plan climatique décennal, présentant la protection des forêts comme sa stratégie phare pour réduire les émissions. Une initiative qui arrive seize ans après la dernière révision, soulevant des doutes quant à sa réelle efficacité. Ce programme, qui fixe des objectifs ambitieux pour 2035, semble déjà menacé par la réalité implacable de la déforestation.

Le gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva promet une réduction de 67 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 2005. Cependant, les chiffres de 2022 révèlent une dépendance alarmante du Brésil à la déforestation, responsable de 40 % de ses émissions. Un problème majeur qui, malgré les promesses, continue de ravager l’Amazonie, principalement pour l’expansion agricole illégale.

Lula s’était engagé à éradiquer la déforestation d’ici 2030, un objectif que le nouveau plan consacre comme le « principal vecteur de réduction des émissions jusqu’en 2035 ». Une déclaration qui sonne creux face à l’ampleur du défi. Le rôle crucial du Brésil dans la lutte contre le changement climatique, en raison de son immense forêt amazonienne, est une lourde responsabilité, souvent négligée au profit d’intérêts économiques à court terme.

Malgré les affirmations du gouvernement d’un « engagement collectif » vers une économie bas carbone, les progrès réels restent fragiles. Les statistiques de l’INPE, mentionnant une baisse de 35 % de la déforestation en Amazonie entre août 2025 et janvier 2026, masquent la persistance d’une destruction massive, avec 1 324 kilomètres carrés déboisés. Ces chiffres, bien que présentés comme une victoire, soulignent l’échec constant à protéger ce poumon vital de la planète.