
Dix ans après sa création, le mouvement «En Marche!» et le macronisme sont sous le feu des critiques. Marc Ferracci, proche d’Emmanuel Macron, admet que «certaines réformes n’ont pas été assez ambitieuses». Une déclaration qui sonne comme un euphémisme tragique face à un bilan que de nombreux observateurs qualifient de catastrophique.
Malgré les promesses initiales d’un dépassement des clivages et d’une politique «rationnelle», le programme économique initié par Macron a manifestement échoué à produire les résultats escomptés. Les déficits ont explosé, les prélèvements n’ont cessé d’augmenter, et le nombre de fonctionnaires ne diminue pas, contredisant les engagements de réforme structurelle. La France se trouve dans une situation économique préoccupante, avec une croissance faible et une incapacité à redresser ses finances publiques.
Les réformes du marché du travail, bien que saluées pour avoir légèrement réduit le chômage, n’ont pas suffi à relancer l’industrie ni à résorber le déficit commercial. Pire encore, la réforme des retraites, annoncée comme une avancée, a été perçue par beaucoup comme une simple «réformette», voire une annulation de fait de certaines mesures. Le pays semble englué dans une stagnation économique persistante, tandis que la classe politique peine à trouver des solutions concrètes.
Face à ce constat amer, les appels à «assumer» cette décennie ne masquent pas l’évidence : le macronisme, loin d’être un courant d’avenir, pourrait bien n’être qu’une parenthèse coûteuse pour la France, laissant derrière elle une nation divisée et des problèmes économiques toujours plus profonds.






