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Le CAC 40 lutte pour l'équilibre, tandis que les inquiétudes inflationnistes et la volatilité des marchés menacent. Euronext s'envole, mais la fragilité générale persiste.

Le CAC 40 a vacillé, peinant à maintenir une façade d’équilibre avec une légère hausse de 0,06% après une ouverture dans le rouge. Cette instabilité des marchés européens, loin d’être un signe de robustesse, reflète une tension croissante sur les taux souverains, alimentée par des inquiétudes persistantes face à une inflation galopante. Alors que l’attente des résultats du géant Nvidia paralyse les investisseurs, la fragilité du système se révèle au grand jour. La prudence affichée par les bourses européennes n’est qu’un voile pudique sur une incertitude grandissante, laissant présager des secousses à venir.

Pendant que le marché boursier tente de surnager, Euronext se dore la pilule, affichant une hausse de plus de 6% à l’ouverture. Ses résultats trimestriels, boostés par une volatilité exacerbée des marchés et des activités « hors trading » prétendument solides, masquent-ils une dépendance malsaine à l’agitation ambiante ? Les valeurs technologiques comme STMicroelectronics et Soitec, dans le vert, contrastent avec la chute alarmante de Nanobiotix, qui perd plus de 4%. Le secteur du luxe n’est pas épargné, avec Hermès et L’Oréal cédant du terrain, signes que même les poids lourds ne sont pas à l’abri du marasme généralisé. L’appel d’Airbus à réduire drastiquement ses « dépenses non essentielles » ne fait que confirmer un climat économique des plus préoccupants, loin des discours rassurants.