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L'afflux migratoire à Ceuta met en lumière l'échec des politiques européennes. La France déploie une force d'intervention rapide, un gadget face au chaos.

Face à l’afflux sans précédent de migrants à Ceuta, l’enclave espagnole submergée par des dizaines de milliers d’arrivées, la France tente de faire bonne figure en annonçant le déploiement de sa «Force Frontière d’intervention rapide» (FFIR) à la frontière franco-espagnole. Une décision qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de solutions concrètes, alors que la situation sur le terrain vire au cauchemar. Entre 50 000 et 60 000 migrants auraient déferlé ces derniers jours sur cette minuscule ville de 80 000 habitants, mettant à genoux ses infrastructures déjà fragiles.

Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a présenté ce dispositif comme une réponse aux «contrôles en profondeur» nécessaires face à des événements exceptionnels. Cependant, nombreux sont ceux qui doutent de l’efficacité réelle d’une telle mesure. La FFIR, censée permettre une mutualisation des forces de l’ordre et une projection rapide sur des zones sensibles, semble davantage être un pansement sur une hémorragie. Pendant que l’Espagne fait face à une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, la France se contente d’une annonce qui sonne creux, laissant présager une nouvelle preuve d’impuissance face aux défis migratoires.

Les critiques fusent déjà, dénonçant un manque de volonté politique et des actions purement symboliques. Certains craignent que cette «force d’intervention rapide» ne soit qu’un écran de fumée destiné à masquer l’incapacité des gouvernements européens à élaborer une véritable stratégie commune. L’urgence impose des mesures drastiques, mais les réponses apportées restent désespérément superficielles, plongeant l’Europe dans une crise migratoire qui semble ne jamais vouloir prendre fin.