
Un incident glaçant vient de secouer le monde de l’aviation civile. En pleine nuit, au large des Canaries, un Airbus d’Iberia et un Boeing d’Air Europa se sont dangereusement rapprochés, frôlant la collision. Seules quelques secondes et un système de sécurité automatique ont empêché un drame aux conséquences potentiellement funestes, soulevant de sérieuses interrogations sur la supervision du trafic aérien.
Les faits se sont déroulés le 10 juillet à 1h23 UTC. L’Airbus A321XLR d’Iberia (vol IB140) et le Boeing 787-9 d’Air Europa (vol UX57) se sont retrouvés sur la même trajectoire, à une altitude similaire de 11 000 mètres. Alors que la situation devenait critique, le système anticollision TCAS a été le seul rempart, ordonnant des manœuvres d’évitement opposées aux deux appareils.
Cet événement met en lumière les défaillances potentielles du contrôle aérien. Pourquoi ces deux avions se sont-ils retrouvés dans une telle situation de danger imminent sans intervention humaine préalable ? Une enquête a été lancée par la Commission d’enquête sur les accidents et incidents de l’aviation civile espagnole (CIAIAC), mais le silence des compagnies aériennes Iberia et Air Europa sur cet incident troublant est assourdissant. L’absence de communication officielle ajoute au malaise et aux doutes quant à la transparence du secteur.
Bien que le TCAS ait prouvé son efficacité en évitant une catastrophe, il est inquiétant de constater qu’un tel système doive pallier des lacunes manifestes dans la gestion du trafic. Cet incident est un rappel brutal des risques persistants dans l’aviation et de la fragilité des systèmes, même les plus sophistiqués, face à des erreurs ou des imprévus. Les passagers peuvent-ils réellement voyager en toute sérénité quand de tels rapprochements se produisent ?






