
Alors que la France se prépare à observer une éclipse solaire partielle, la pénurie alarmante de lunettes de protection homologuées plonge le pays dans une controverse. Le ministre délégué à la Sécurité, Jean-Didier Berger, a tenté de rassurer, affirmant que « ceux qui veulent regarder l’éclipse pourront le faire ». Une déclaration qui sonne creux face à la réalité des rayons dans les commerces. Les pharmacies et opticiens sont dévalisés, laissant des millions de Français sans le matériel indispensable pour un événement qui, sans protection adéquate, peut causer des lésions rétiniennes irréversibles.
La polémique a éclaté suite aux accusations des Écologistes, menés par Marine Tondelier, qui dénoncent un « fiasco » de santé publique et une grave impréparation de l’État. En effet, l’absence de distribution massive de lunettes, contrairement à l’éclipse de 1999 où 30 millions de paires avaient été fournies, est criante. Berger a balayé ces critiques, les qualifiant de tentatives des écologistes de « mettre fin à leur propre éclipse » politique. Il a même lancé un avertissement déconcertant : « il ne faut pas toujours tout attendre de la chose publique ».
Cette réponse gouvernementale met en lumière une dangereuse défaillance dans la gestion des risques sanitaires liés à des événements prévisibles. Les experts, dont Alain Cirou de l’Association française d’astronomie, avaient pourtant alerté sur les pénuries dès avril 2026. L’État, qui avait « prédit la pénurie » selon certaines sources, n’a manifestement pas jugé bon d’anticiper. Résultat : une course effrénée et souvent vaine aux dernières paires, et le spectre de dommages oculaires évitables planant sur la population. Un triste constat d’une improvisation coûteuse pour la santé publique.






