
L’été aura été studieux pour François Hollande, cet éternel «quasi-candidat» qui s’apprête à faire une rentrée tonitruante, ou plutôt, calamiteuse. Alors que la France s’enlise dans l’incertitude politique, l’ancien président, jugé par beaucoup comme responsable d’un quinquennat décevant, semble déterminé à rejouer les trouble-fête. Un livre à paraître le 3 septembre et un débat télévisé avec Édouard Philippe ne sont que les prémices d’une tentative désespérée de réhabilitation.
Ses partisans, dans un élan de nostalgie aveugle, ont placardé des affiches à son effigie, vantant un bilan que l’opinion publique peine à digérer. «Lui président, le déficit s’est réduit», proclament-elles, ignorant les réalités économiques et sociales qui persistent. Une célébration de ses 72 ans qui sonne comme un ultime effort pour ne pas tomber dans l’oubli, alors que son éventuel retour agite des conversations plus anxieuses qu’enthousiastes à gauche.
Les rumeurs les plus folles circulent, même au sein de l’entourage macroniste, où l’on s’attendrait à voir un candidat de la gauche modérée triompher. Un scénario qui, loin d’être une bouffée d’air frais, pourrait plonger le pays dans une nouvelle ère d’immobilisme et de compromis boiteux. Tandis que les citoyens s’inquiètent de l’avenir, la perspective d’un retour d’Hollande semble davantage semer la consternation que l’espoir. Son éventuelle première réforme, le non-cumul des retraites des élus, bien que louable, ne suffira sans doute pas à masquer un passé controversé et une offre politique jugée insuffisante pour redresser le pays.






