
Le double quinquennat d’Emmanuel Macron a scellé un recul inédit des libertés locales, dénonce François Sauvadet, président UDI des Départements de France. L’homme politique fustige une « recentralisation sans équivalent », marquant un retour en arrière dramatique pour la démocratie locale. L’État, accusé de « jeu de bonneteau fiscal », aurait privé les collectivités de leur pouvoir d’imposition, les plaçant sous une tutelle financière asphyxiante, et remplaçant l’impôt local par des dotations gelées.
Les lois « NOTRe » et « MAPTAM » sont pointées du doigt comme des instruments ayant affaibli la démocratie locale, loin de leurs promesses initiales. L’ambition centralisatrice de Paris, qui prétend tout piloter, mène inévitablement à une inefficacité criante de l’action publique.
Malgré les promesses de décentralisation, la résistance tenace de la haute administration aurait eu raison des bonnes intentions. Les Agences régionales de santé (ARS), pourtant destinées à une révision et départementalisation, n’ont connu aucun changement significatif, illustrant la paralysie du système.
La proposition du Haut-Commissariat au Plan d’encadrer davantage les dépenses des collectivités locales est perçue comme une véritable insulte. Sauvadet y voit une manœuvre pour « asphyxier » les collectivités, les forçant à subir des dépenses imposées sans les moyens de les gérer. Cette situation intenable menace la capacité des départements à financer les solidarités essentielles du pays, et appelle à une remise en question profonde du système.








