
Gérald Darmanin a finalement abandonné ses ambitions présidentielles pour 2027, préférant se ranger derrière Édouard Philippe. Une décision qui sonne comme un aveu de faiblesse, après des mois de spéculation et un parcours politique chaotique. Celui que l’on surnomme « Darmalin » n’aura jamais réussi à s’imposer comme le coureur de fond qu’il prétendait être, malgré ses comparaisons grandiloquentes avec le Tour de France.
Ce ralliement, loin d’être un acte de pure loyauté, intervient dans un contexte difficile pour le ministre. L’affaire Lyhanna a sérieusement mis à mal sa crédibilité, exposant les *graves dysfonctionnements* des services qu’il a dirigés. La police judiciaire a d’ailleurs étrillé Darmanin, l’accusant de pointer du doigt des défaillances dont il est lui-même en partie responsable. Un revers cuisant qui a sans doute pesé lourd dans sa décision de ne pas s’engager seul dans la course à l’Élysée.
Officiellement, Darmanin justifie son choix par la nécessité d’éviter la « division » au sein du « bloc central » et de soutenir le candidat « le mieux placé ». Une rhétorique convenue qui peine à masquer les *réalités brutales* de la politique. En se ralliant à Philippe, Darmanin cherche avant tout à sauver sa peau et à conserver une place de poids dans le paysage politique, quitte à renoncer à ses propres aspirations. Sa rentrée politique à Tourcoing, prévue le 30 août, sera l’occasion de formaliser ce virage stratégique, ou plutôt ce repli, qui laisse un goût amer à ceux qui croyaient encore en ses chances.







