
Cent jours après la défaite cinglante de Viktor Orbán et de son parti, le Fidesz, l’amertume et la rancœur continuent de ronger ses partisans. Loin de toute introspection, l’élite du Fidesz refuse d’admettre la réalité, préférant crier à la trahison et à la manipulation. Une vision sombre se dessine pour la Hongrie, accusée par certains d’être le « nouveau Venezuela », un avenir bien peu enviable. La défaite face au parti Tisza de Péter Magyar a non seulement ébranlé la confiance des fidèles, mais elle a aussi mis en lumière les profondes divisions qui minent la nation.
Les analystes du Fidesz, réunis en Transylvanie, semblaient incapables de comprendre comment leur projet de cinquième mandat consécutif a pu s’effondrer. Alors que Viktor Orbán avait jadis proclamé l’avènement d’un « État illibéral », la nation est aujourd’hui reléguée dans l’opposition, un retournement de situation perçu comme une humiliation. Les accusations d’autocratie, balayées d’un revers de main par les pro-Orbán, résonnent pourtant avec les conclusions de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a clairement souligné le manque d’égalité des chances lors des dernières élections. La démocratie hongroise, déjà fragilisée, semble désormais vaciller dangereusement, laissant planer une incertitude pesante sur son avenir.






