
Face aux incendies dévastateurs près de Bordeaux, plus d’une dizaine de communes ont été évacuées en urgence, plongeant la région dans une atmosphère de fin du monde. Alors que les flammes menacent tout sur leur passage, une autre menace plane : celle des cambriolages opportunistes. Les rues de Saint-Jean d’Illac, par exemple, sont désormais désertes, les commerces fermés et les lotissements transformés en villes fantômes, sous un ciel obscurci par une épaisse fumée. L’odeur âcre de bois brûlé est un rappel constant du drame en cours.
La situation est critique. Si la majorité des habitants ont fui, quelques irréductibles refusent de quitter leur foyer, augmentant les risques. Les forces de gendarmerie, déployées en nombre, patrouillent sans relâche pour convaincre les derniers récalcitrants de partir, mais surtout pour prévenir les pillages. En effet, dans cette pagaille, des individus mal intentionnés pourraient profiter du chaos pour s’en prendre aux logements et aux commerces abandonnés. C’est une double peine pour les sinistrés : non seulement ils perdent tout à cause du feu, mais ils doivent aussi craindre que leurs biens ne soient volés en leur absence.
L’adjudant Rozier et son escadron de Périgueux sont mobilisés jour et nuit, les yeux rivés sur chaque véhicule suspect, chaque ombre furtive. Leur mission est cruciale : maintenir l’ordre et la sécurité dans ces zones sinistrées, où la panique et la désolation pourraient ouvrir la voie à une criminalité sans scrupules. Cette situation met en lumière la fragilité de nos sociétés face aux catastrophes naturelles, où la peur et l’incertitude peuvent malheureusement faire émerger le pire de l’être humain.







