
Alors que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, clame des « gains significatifs » contre le narcotrafic, la réalité du terrain semble bien plus sombre. Les récentes déclarations du ministre, faisant suite à une fusillade mortelle à Nice, peinent à convaincre. Prétendre que les drames sanglants sont la « contrepartie de ces victoires » relève d’une tentative désespérée de minimiser l’échec criant de la politique antidrogue.
La fusillade de Nice, qui a coûté la vie à deux personnes et fait six blessés, est une preuve macabre que la violence liée au trafic de drogue ne fait que s’intensifier. Malgré les discours rassurants sur la réduction des points de deal, la guerre de territoire fait rage pour les rares lieux encore actifs. Les chiffres avancés par le procureur, s’ils montrent des interpellations, ne masquent pas l’escalade de la brutalité.
Laurent Nuñez lui-même admet que la « guerre est loin d’être gagnée », une phrase qui sonne comme un aveu d’impuissance. Les « narchomicides » sont devenus le quotidien de certains quartiers, transformant les rues en champs de bataille. La mise en examen de suspects dans l’affaire de Nice n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de criminalité où les réseaux de trafiquants continuent de prospérer, défiant l’autorité de l’État.
L’illusion d’un recul du trafic masque une réalité bien plus terrifiante : celle d’une violence incontrôlée et d’une population prise en otage. Les discours politiques ne peuvent plus cacher l’inefficacité des mesures face à un fléau qui gangrène la société, laissant derrière lui un sillage de mort et de désespoir.






