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EDF tente de redorer son blason avec un rappeur dans son usine de la Rance, menacée par la montée des eaux, une diversion face aux vrais défis.

Dans une tentative désespérée de rajeunir son image, EDF a mis en scène le rappeur Naza pour célébrer ses 80 ans avec un clip dans l’usine marémotrice de la Rance. Une opération de communication qui sonne faux, alors même que le site emblématique de production électrique est directement menacé par la montée des eaux.

Le choix de collaborer avec Naza pour son titre « Booster » sur ce lieu hautement symbolique interroge. Est-ce une manière de détourner l’attention des véritables enjeux ? L’usine de la Rance, fierté nationale inaugurée en 1966, est aujourd’hui confrontée à une réalité alarmante : la nécessité de la surélever face à l’élévation du niveau de la mer. Une décision coûteuse et complexe qui met en lumière les conséquences concrètes du réchauffement climatique.

L’opération de communication, calquée sur les codes du rap avec teasing et révélations progressives, semble vouloir créer un buzz superficiel. Pendant ce temps, les défis majeurs de l’infrastructure énergétique française restent en suspens. L’idée de « surélever ce bloc de béton » laisse perplexes de nombreux experts, soulignant l’absurdité d’une telle mesure face à l’ampleur des phénomènes climatiques.

Alors que certains y voient une « sous-culture rejoignant le sous-travail », cette collaboration entre EDF et le monde du rap soulève une question fondamentale : l’énergie française est-elle en train de sacrifier sa crédibilité sur l’autel d’un marketing discutable, tout en ignorant les menaces bien réelles qui pèsent sur ses infrastructures historiques ? Une campagne qui, loin de rassurer, expose les vulnérabilités et la stratégie de diversion d’un géant de l’énergie.