
Le Brésil s’apprête à affronter le Japon en 16e de finale de la Coupe du Monde, et le grand absent des projecteurs, Neymar, pourrait enfin fouler la pelouse. Cependant, loin de l’aura d’antan, son retour, plus émotionnel que tactique, soulève des questions inquiétantes sur la véritable capacité de la Seleçao à aller au bout. L’ombre de ses blessures passées et un rôle désormais secondaire rappellent les échecs cuisants qui ont jalonné sa carrière internationale.
Relégué au rang de «supersub de luxe», Neymar, bien qu’unique, ne semble plus être le sauveur que le Brésil attendait. Le souvenir du Mondial 2014, marqué par sa terrible blessure et la défaite historique (7-1) face à l’Allemagne, plane toujours. À 34 ans, le meilleur buteur de l’histoire brésilienne doit accepter un rôle de simple instrument dans un orchestre qui peine à trouver sa mélodie. Cette dépendance passée à une seule star a souvent coûté cher à la sélection, et la situation actuelle pourrait bien être une répétition amère.
Alors que des talents comme Vinicius Jr. tentent de briller, l’intégration in extremis de Neymar, malgré une blessure juste avant la compétition, souligne une certaine désorganisation et un manque de vision claire. Son absence prolongée entre 2023 et 2026 n’a fait que renforcer l’incertitude autour de sa capacité à influencer positivement le jeu. Le pari risqué de Carlo Ancelotti pourrait bien se retourner contre le Brésil, transformant un potentiel atout en un boulet lourd à traîner. Le match contre le Japon ce soir révélera peut-être l’ampleur des dégâts, ou l’illusion d’un renouveau.








