
Un district scolaire de l’État de New York se retrouve au cœur d’une polémique retentissante après l’acquisition d’un robot humanoïde baptisé « Sally » pour la somme de 60 000 dollars, destiné à assister les élèves. Cette initiative, présentée comme une avancée pédagogique, a rapidement tourné au désastre, soulevant des questions éthiques et culturelles alarmantes.
Le robot, une figure féminine souriante aux longs cheveux bruns, est censé enrichir les cours de technologie et d’informatique. Cependant, le fait que son fabricant possède une filiale spécialisée dans les poupées sexuelles a déclenché une vague d’indignation sans précédent. Les enseignants, en première ligne, ont qualifié ce projet d’« inapproprié » et ont exprimé de vives inquiétudes quant à la sécurité du logiciel et à la protection des données des élèves.
La situation est d’autant plus délicate que le lycée de Salamanca se situe dans une réserve indienne, et qu’une grande partie de ses élèves sont d’origine amérindienne. Des voix se sont élevées pour dénoncer une insensibilité culturelle flagrante, rappelant le passé traumatisant des écoles pour autochtones. L’idée de placer une machine censée imiter les relations humaines devant des jeunes en pleine construction de leur identité est perçue comme une menace directe à la déshumanisation de l’enseignement.
Malgré les assurances du district sur le rôle de « Sally » en tant qu’assistante et non remplaçante, le projet a été suspendu face à l’ampleur de la controverse. Le tollé général démontre un rejet catégorique de cette intrusion technologique douteuse dans un environnement éducatif déjà fragile. Ce scandale met en lumière les dérives potentielles d’une innovation mal pensée, où l’appât du gain semble primer sur le bien-être et la sécurité des élèves.






