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Le tribunal administratif a débouté Xenia Fedorova de son recours contre son expulsion, confirmant la volonté des autorités de lutter contre la désinformation.

La justice française a tranché : Xenia Fedorova, la chroniqueuse controversée, reste sous le coup de son expulsion imminente. Le tribunal administratif de Paris a impitoyablement rejeté son recours, citant une absence flagrante d’« extrême urgence ». Une décision qui sonne comme un revers cuisant pour celle qui était accusée d’être un rouage essentiel des campagnes de désinformation russes.

Assignée à résidence, Fedorova n’a pas réussi à convaincre de la nécessité de sa liberté de mouvement, ni même de justifier un besoin urgent de quitter la capitale. Le tribunal a pointé du doigt son incapacité à prouver les « graves incidences personnelles » de ces mesures, se contentant d’évoquer une simple « gêne » pour ses obligations de pointage. Une argumentation jugée bien trop légère face à la gravité des accusations.

Qualifiée d’« agente d’influence » par le ministre des Affaires étrangères, la chroniqueuse est sous le feu des projecteurs pour avoir relayé la propagande du Kremlin. Ses interventions régulières sur des médias français, notamment ceux de Vincent Bolloré, avaient déjà suscité l’inquiétude quant à une potentielle manipulation de l’opinion publique, particulièrement à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Cette décision de justice confirme donc la volonté des autorités de museler ce qu’elles considèrent comme une menace pour la stabilité nationale.

Le gel de ses avoirs, une mesure draconienne, vise à étouffer toute tentative de « nouveaux actes d’ingérence ». Il s’agit d’une tentative désespérée de la part du gouvernement de couper les vivres à cette figure emblématique des discours pro-russes, l’empêchant de financer des activités jugées nuisibles à la France. Une situation qui soulève des questions sur l’efficacité à long terme de telles actions face à la complexité des réseaux d’influence étrangers.