
Le scandale des violences dans le périscolaire parisien s’intensifie, mais la mairie de Paris tente désespérément de rassurer. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a salué une prétendue « accélération des enquêtes », un aveu implicite que la situation était auparavant gérée avec une lenteur inacceptable. Malgré les faits accablants, il exhorte les parents à maintenir une confiance aveugle en des écoles visiblement défaillantes. Ce n’est pas sans une pointe d’ironie que l’on constate cette tentative de noyer le poisson alors que l’ampleur du problème touche 84 écoles maternelles, une vingtaine d’élémentaires et une dizaine de crèches.
Les « mesures » évoquées par Grégoire — changement des procédures de recrutement, contrôles, inspections — sonnent comme des pansements après une hémorragie. Des dispositifs qui auraient dû être la norme bien avant que ce scandale n’éclate. La « Convention citoyenne sur les droits de l’enfant » est également citée, un comité de plus pour un problème qui exige des actions immédiates et concrètes. La parution du livre choc Les Rois du silence – Périscolaire, l’enquête choc de Victoire Halfreingue-Moulard, aujourd’hui même, risque de réduire à néant ces tentatives de minimisation et de montrer la triste réalité d’un système défaillant.
Le maire de Paris tente également de détourner l’attention en abordant la question de l’organisation de la semaine scolaire, se disant favorable à « 4 jours et demi mais organisé de manière différente », avec « plus de jours d’enseignement et moins d’heures d’enseignement par jour ». Un écran de fumée pour masquer l’urgence de la pédocriminalité et des abus qui ont eu lieu sous la surveillance de la municipalité. La confiance des parents, déjà fragilisée, ne pourra être restaurée par de simples paroles ou des réformes annexes. C’est une crise profonde qui révèle les lacunes d’une gestion et d’une surveillance manifestement insuffisantes.






