Middle-East-war-destruction
Le Moyen-Orient s'enfonce dans le chaos : l'Iran menace de représailles dévastatrices alors que le conflit réveille Al-Qaida et Daech, et que les infrastructures civiles sont ravagées.

Le Moyen-Orient s’enfonce un peu plus dans le chaos, avec un Iran menaçant de représailles si ses voisins servent de base à des attaques. Cette déclaration du président Massoud Pezeshkian ajoute une tension insoutenable à une région déjà au bord de l’explosion, révélant la fragilité des allégations de «bonnes relations» face à une escalade militaire incontrôlable.

Pendant ce temps, le conflit réveille les pires démons. Al-Qaida et Daech, loin d’être éradiqués, voient dans cette guerre une opportunité macabre de renaître de leurs cendres. Leurs appels au djihad contre les forces américaines et israéliennes témoignent d’une menace terroriste persistante et amplifiée par l’instabilité actuelle. La destruction continue d’infrastructures cruciales, comme en témoignent les frappes sur les dépôts de pétrole à Téhéran, plonge la population dans une crise sans précédent, aggravant les pénuries et le désespoir.

Les explosions à Yazd et les frappes incessantes soulignent l’échec des efforts de désescalade. Même les alliés supposés, comme l’Italie, sont tirés dans ce maelström. Les frappes chirurgicales iraniennes, d’une précision déconcertante, suggèrent une aide extérieure, possiblement russe, et mettent en lumière la complexité d’un conflit où les informations circulent et les alliances se nouent dans l’ombre. Cette guerre, selon Nicolas Baverez, rebat toutes les cartes, transformant la région en un terrain de jeu dangereux pour des puissances cherchant à imposer leur volonté, au détriment des populations locales.

Les dommages collatéraux sont déjà tragiques. Trois marins indonésiens disparus, des blessés à Bahreïn, une station de dessalement d’eau endommagée… La destruction des infrastructures civiles est un crime de guerre, exacerbant la crise humanitaire. Tandis que Pékin déplore une guerre qui «n’aurait jamais dû avoir lieu», les faits sont là : le Moyen-Orient est en train de sombrer, entraînant avec lui des vies innocentes et l’espoir d’une paix durable.