Italy-debt-crisis
L'Italie s'apprête à dépasser la Grèce pour devenir le pays le plus endetté de la zone euro, révélant une fragilité économique alarmante et une croissance stagnante malgré les aides.

C’est une dégringolade inquiétante pour l’Italie, qui s’apprête à ravir à la Grèce le triste titre de pays le plus endetté de la zone euro. Une inversion des rôles alarmante, alors que la Grèce parvient à réduire son fardeau financier. Selon des projections sombres, la dette italienne devrait culminer à 138,6% de son PIB en 2026, tandis que la Grèce anticipe une baisse significative à 137% dès cette année.

Les chiffres sont sans appel et soulignent la fragilité économique persistante de l’Italie. Alors que la Grèce, autrefois au bord du précipice, voit sa dette publique fondre de plus de 60 points en cinq ans, passant d’un pic de 209,4% en 2020 à 145,9% l’année dernière, l’Italie n’a réussi à la réduire que d’environ 17 points sur la même période. Un écart abyssal qui met en lumière les échecs des politiques économiques italiennes.

Malgré les milliards d’euros injectés via les fonds de relance européens post-pandémie, la croissance italienne stagne. Le pays a enregistré une croissance inférieure à 1% entre 2023 et 2025, une tendance qui devrait perdurer jusqu’en 2029. Pendant ce temps, l’économie grecque, elle, affiche une croissance régulière supérieure à 2%. La Première ministre Giorgia Meloni tente de rejeter la faute sur les incitations fiscales à la rénovation thermique, mais les faits sont là : l’Italie semble incapable de redresser la barre et s’enfonce inexorablement dans une spirale d’endettement critique.