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L'Iran menace d'attaquer l'armée américaine dans le détroit d'Ormuz, intensifiant une crise qui menace l'approvisionnement mondial en pétrole et fragilise la diplomatie internationale.

La tension monte dangereusement au Moyen-Orient. Malgré des discussions prétendument « très positives » entre Donald Trump et l’Iran, la situation semble empirer. Téhéran a lancé une menace directe : toute approche de l’armée américaine dans le détroit d’Ormuz déclenchera une attaque. Une mise en garde qui fait suite à l’annonce par Washington d’une opération pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le Golfe. Cette zone, par où transite une part cruciale du pétrole mondial, est au bord de l’explosion, et les conséquences pourraient être dévastatrices pour l’économie mondiale.

Pendant ce temps, l’Europe semble à la peine. Le chef de l’OTAN, Mark Rutte, a dû admettre que les dirigeants européens ont « reçu cinq sur cinq » le message de frustration de Trump concernant leur manque de réaction face à la crise. Cette incapacité à agir de concert ne fait qu’accentuer la fragilité de la position occidentale et laisse le champ libre à des acteurs plus déterminés. Le retrait soudain de soldats américains d’Allemagne, loin de rassurer, signale une potentielle désertion américaine, laissant l’Europe face à un désastre annoncé.

Sur un autre front, le Liban s’enfonce dans le chaos. Le président Macron a beau juger « essentiel » le respect du cessez-le-feu, la réalité est tout autre. Les drones du Hezbollah, inspirés des tactiques ukrainiennes, transforment le sud du pays en zone de guerre. Israël, confronté à cette nouvelle menace, voit ses soldats avancer sous des filets, signe d’une guerre asymétrique destructrice. La France, prise entre deux feux, ne parvient pas à imposer la paix, et les tentatives de Donald Trump pour organiser un sommet avec Israël et le Liban se heurtent à un mur de méfiance et de violence.

Le régime iranien, indifférent aux condamnations internationales, poursuit sa répression brutale. Trois hommes ont été pendus pour leur participation à des manifestations, s’ajoutant aux 21 exécutions et 4000 arrestations depuis le début du conflit régional. Ce bilan humain effroyable souligne la dérive autoritaire d’un régime qui semble n’avoir aucune limite. Pendant ce temps, l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, imposant des droits de passage et étranglant l’approvisionnement mondial en pétrole, avec des « répercussions énormes » en Asie-Pacifique, selon la Première ministre japonaise. Le monde est au bord d’un choc pétrolier massif, conséquence directe de cette politique d’escalade.