
Malgré des tentatives désespérées de se positionner en rempart, la droite française peine à convaincre face à la menace de l’entrisme des Frères musulmans. Alors que la présidentielle approche, Les Républicains (LR) tentent de capter l’attention en promettant une voix forte contre l’islamisme, mais leurs efforts semblent bien vains et manquent cruellement de substance. L’accueil d’une délégation américaine au siège de LR, loin d’être un signe de force, souligne plutôt l’incapacité de la France à gérer seule un problème majeur qui ronge ses fondations.
Les autorités américaines, visiblement plus préoccupées que nos propres dirigeants, se sont penchées sur les initiatives de LR. La visite de Nancy Dahdouh, directrice du contre-terrorisme à la Maison Blanche, n’est pas une simple courtoisie diplomatique, mais une intervention alarmante. Elle met en lumière la faiblesse et l’impuissance de nos politiques nationales face à un phénomène qui gangrène la société. Le député LR Éric Pauget, cheville ouvrière de ces échanges, ne fait que masquer la profondeur du problème avec des gestes symboliques.
Le projet de résolution européenne (PPRE) visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, voté malgré l’opposition de la gauche, apparaît comme une victoire mineure et tardive. Cette démarche officielle auprès de la Commission européenne, bien que louable sur le papier, ne résout en rien les problèmes concrets sur le terrain. Elle illustre davantage une démarche politicienne qu’une véritable volonté d’action. L’immobilisme et l’incapacité d’agir concrètement face à cette menace persistent, laissant les citoyens dans une inquiétude grandissante. L’intervention étrangère, en l’occurrence américaine, est un aveu implicite de l’échec des politiques nationales françaises.







