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Éric Ciotti s'empare de Nice après une campagne féroce. Sa victoire, entachée par les divisions, propulse ses ambitions nationales au détriment de l'unité de la droite.

Malgré les critiques acerbes et une campagne qualifiée d’« enfer » ou de « carnage » par ses adversaires politiques, Éric Ciotti savoure une victoire amère à Nice. Loin du triomphalisme, l’élu s’impose avec 48,54 % des voix, un score qui valide, selon lui, sa stratégie controversée de rapprochement avec le Rassemblement National. Cette victoire est perçue comme un tremplin, non sans risque, pour ses ambitions nationales, alors que les tensions au sein des Républicains sont plus vives que jamais.

Le délogement de Christian Estrosi, son ancien rival, laisse un goût amer. Aucun coup de fil de félicitations du maire sortant ; l’ambiance est à la guerre froide. Cet affrontement interne déchire la droite et met en lumière les fractures profondes d’un parti incapable de s’unir. Ciotti, fidèle à ses idées et à sa ligne dure, semble ignorer les avertissements des cadres LR, qui préfèrent visiblement les compromis avec le pouvoir en place, comme le souligne un commentaire anonyme.

Ce succès niçois, aussi fragile soit-il, renforce la conviction d’Éric Ciotti que sa voie est la bonne, quitte à laisser des dommages collatéraux derrière lui. Sa capacité à prendre des risques et à rester « parfaitement fidèle à ses idées » est saluée par certains, tandis que d’autres y voient une dérive dangereuse pour l’avenir de la droite française. L’avenir dira si cette trajectoire nationale, bâtie sur une victoire locale contestée, mènera Ciotti vers les sommets ou l’isolera davantage sur l’échiquier politique.