
Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit et éphémère Premier ministre, se déclare «capable d’être président de la République», une affirmation qui sonne étrangement creuse face à une réalité politique bien plus complexe. Malgré sa confiance affichée, l’incapacité à rassembler au-delà de son camp demeure une épine dans le pied, rendant son ambition présidentielle plus proche de l’illusion que d’une réelle perspective.
Son passage éclair à Matignon, marqué par une motion de censure, laisse un goût amer et soulève des questions sur sa capacité à diriger. Alors qu’il prétend travailler sur un «bon projet», la question de la victoire en 2027 reste en suspens, sans réponse claire de sa part. Un signe évident que les fondations de sa candidature sont fragiles et qu’il peine à convaincre même les plus optimistes.
Barnier préfère temporiser, invoquant la nécessité d’un «débat d’idées» plutôt qu’une «personnalisation» de la campagne. Une stratégie qui masque mal l’absence de véritable dynamisme autour de sa personne. Sa plateforme «Bâtir ensemble» peine à susciter l’enthousiasme, et l’attente des modalités de désignation du candidat LR ne fait que souligner son manque de poids politique.
Les adhérents Les Républicains, face à des choix complexes, pourraient bien enterrer définitivement ses velléités présidentielles. Entre une primaire fermée, une semi-ouverte ou la désignation directe de Bruno Retailleau, l’option Barnier semble de moins en moins crédible, le laissant naviguer dans un océan d’incertitudes où son rêve de l’Élysée risque fort de se noyer.







