
Alors que l’Élysée semble obnubilé par l’idée de relancer l’ancien site de Mirapolis, fermé depuis 1991 à Courdimanche (Val-d’Oise), une rumeur persistante et controversée prend de l’ampleur : l’Arabie saoudite pourrait financer un colossal parc d’attractions dédié à Dragon Ball. Ce projet, jugé « hautement confidentiel », suscite déjà des inquiétudes et des critiques acerbes quant à ses implications réelles pour la France.
Les discussions, menées depuis des mois par les plus hautes autorités françaises avec le royaume saoudien, pourraient aboutir à une officialisation dès la fin août, lors d’une visite du prince MBS à Paris. L’objectif affiché : transformer ce site sinistré en une destination touristique majeure. Mais à quel prix ? Tandis que certains y voient une manne financière bienvenue, d’autres dénoncent une priorité discutable pour un pays confronté à des défis industriels bien plus pressants.
L’investissement saoudien, potentiellement supérieur à un milliard d’euros, s’appuierait sur l’expérience de la Qiddiya Investment Company, déjà à l’œuvre sur un projet similaire en Arabie saoudite, avec plus de 30 attractions prévues et un Shenron de 70 mètres de haut. Cependant, l’enthousiasme est tempéré par l’historique du site de Mirapolis, qui a vu de multiples tentatives de réhabilitation échouer. De plus, la présence d’une communauté de gens du voyage depuis 2017 et les potentielles entraves environnementales ajoutent des obstacles majeurs à ce projet pharaonique.
Ce n’est pas sans ironie que l’on observe cette ambition démesurée. Disneyland Paris et le Parc Astérix, déjà bien établis, pourraient voir d’un mauvais œil l’arrivée d’un tel concurrent. Mais au-delà de la rivalité commerciale, c’est la dépendance croissante aux investissements étrangers, et les interrogations sur la pertinence de tels projets de loisirs face aux enjeux économiques et sociaux français, qui risquent de faire grincer des dents.






