
L’inflation française connaît une accélération alarmante, bondissant à 1,7 % sur un an en mars, contre seulement 0,9 % en février. Cette hausse vertigineuse de 0,8 point, un fait sans précédent récent, est principalement imputable à la flambée des prix de l’énergie. Les produits pétroliers, en particulier, ont enregistré une augmentation sidérante de 7,3 % sur un an, balayant les faibles baisses du mois précédent.
Cette situation critique, la plus rapide depuis août 2024, était malheureusement prévisible. Les économistes avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, anticipant les répercussions dévastatrices de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait grimper le coût des hydrocarbures à des niveaux insoutenables depuis fin février. Pendant ce temps, les services et le tabac subissent également des hausses, tandis que les produits manufacturés voient leurs prix chuter, signe d’une économie déséquilibrée et sous pression.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), baromètre de la zone euro, confirme cette tendance désastreuse, atteignant 1,9 % en mars, après 1,1 % en février. L’Insee, dans une note récente, a sombrement prédit un « net regain d’inflation », qui « franchirait les 2 % au cours du printemps ». Cette sombre prévision repose sur l’hypothèse pessimiste d’un maintien des cours du pétrole autour de 100 dollars jusqu’en juin. La population doit se préparer à des mois difficiles, où chaque dépense sera scrutée à la loupe et le pouvoir d’achat érodé par une spirale inflationniste.







