
Face à une crise économique grandissante, le gouvernement français, visiblement en déroute, dégaine une mesure déjà vue : le retour du chômage partiel. Annoncé par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, ce dispositif, massivement déployé lors du Covid-19, sonne comme un aveu d’impuissance face à l’impact désastreux de la hausse des prix des carburants et du conflit irano-américain. Les entreprises, déjà asphyxiées, vont devoir prouver leur lien direct avec le conflit pour espérer un filet de sécurité, transformant cette « aide » en un parcours du combattant.
Cette initiative, loin d’être une nouveauté, n’est qu’une application du « droit commun », soulignant l’absence de mesures véritablement exceptionnelles. Alors que des secteurs cruciaux comme le transport, la logistique ou l’agriculture subissent de plein fouet les perturbations du détroit d’Ormuz et les ruptures d’approvisionnement, le gouvernement se contente d’un dispositif qui risque de n’aider qu’une infime partie des sociétés en détresse. L’inflation galopante et la menace de récession se profilent, tandis que l’exécutif peine à trouver des solutions concrètes, se contentant de pansements sur des plaies béantes.
Malgré des annonces pompeuses, la réalité est plus sombre. Le coût de l’énergie explose, les usines ferment à un rythme alarmant, et la compétitivité française s’effondre face à une concurrence internationale féroce. Le retour du chômage partiel, présenté comme une bouée de sauvetage, masque en réalité une impréparation chronique face aux chocs économiques mondiaux. Les entreprises les plus fragiles risquent de sombrer, tandis que l’État, déjà endetté, semble incapable d’offrir un soutien suffisant et durable.






