
Un véritable scandale secoue le monde médical parisien. Le ministère de la Santé a officiellement demandé à l’Ordre national des médecins d’envisager la dissolution de son homologue parisien, le CDOM 75. Les raisons ? Un rapport accablant de l’Inspection générale des finances (IGF) révèle une gestion financière catastrophique et des défaillances alarmantes dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Les professionnels de la santé, censés incarner l’éthique, sont désormais sous le feu des projecteurs pour des pratiques douteuses et une possible impunité.
Le rapport de l’IGF, loin d’être anodin, met en lumière de graves irrégularités : des indemnités et défraiements sans justification suffisante, des dépenses excessives et mal contrôlées, ainsi qu’une gestion opaque des ressources et du patrimoine. Pire encore, les manquements aux règles de la commande publique sont pointés du doigt. Ces révélations concernent également les ordres des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes de la capitale, signalés eux aussi au procureur de la République de Paris via l’article 40 du Code de procédure pénale.
Le constat est d’autant plus inquiétant concernant la gestion des affaires disciplinaires. Des signalements et condamnations pénales, même pour des faits d’une gravité extrême, n’auraient pas entraîné les suites appropriées ou auraient été traités avec des lenteurs inacceptables. L’absence de réaction ou la faiblesse des sanctions prononcées par l’Ordre de Paris posent de sérieuses questions sur la protection des patients et la crédibilité de l’institution. Comment des médecins condamnés ont-ils pu continuer d’exercer sans que l’Ordre n’intervienne ?
Face à ce désastre, un plan d’action est lancé par l’Inspection générale des affaires sociales pour tenter de corriger ces dysfonctionnements et « refonder durablement le cadre d’intervention des ordres ». Des mesures concrètes sont promises dès le mois de mai, mais l’ampleur des révélations laisse planer un doute sur la capacité de ces institutions à retrouver la confiance du public et des professionnels. Le président de l’Ordre national, Stéphane Oustric, a bien évoqué des audits internes, mais le mal semble déjà profond, menaçant la réputation de l’ensemble du corps médical.






