
Emmanuel Macron tire la sonnette d’alarme : la souveraineté des paiements est en péril, menaçant l’indépendance économique de la France. Lors du sommet de la solution française de paiement Carte bancaire (CB), le président a fustigé la dépendance croissante envers les géants américains Visa et Mastercard, soulignant le risque majeur de voir le cœur des transactions échapper au contrôle national. Une perspective alarmante qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur notre capacité à décider par nous-mêmes.
Malgré sa domination historique avec 77 millions de cartes et 14,5 milliards de transactions en 2024, le système CB est en déclin. Il subit de plein fouet l’assaut de Visa et Mastercard, aggravé par l’explosion des paiements mobiles. Une légère reprise est notée au second semestre 2025, mais est-ce suffisant pour inverser une tendance aussi lourde ? Les chiffres masquent une fragilité sous-jacente qui ne demande qu’à s’effondrer face à la concurrence acharnée.
Le modèle unique du GIE CB, créé en 1984, est présenté comme un rempart, mais son efficacité est remise en question. Macron exhorte les acteurs financiers à adopter le « cobadging », un appel désespéré face à des banques qui persistent à commercialiser des cartes « Visa only ». Cette érosion progressive de la part de marché de CB n’est pas seulement un revers commercial, c’est une brèche dans la souveraineté économique française, nous laissant à la merci d’intérêts étrangers. La sécurité des échanges et la continuité économique sont gravement compromises si rien ne change rapidement.






