
L’Autorité palestinienne a fustigé l’adoption par Israël d’une loi controversée instaurant la peine de mort pour les « terroristes », dénonçant une mesure cyniquement taillée pour cibler les Palestiniens. Ce nouveau texte, perçu comme une « dangereuse escalade » et un « crime », révèle la nature du système colonial israélien, selon le ministère des affaires étrangères palestinien, qui y voit une tentative de légitimer des exécutions extrajudiciaires sous couvert de légalité.
Le Hamas n’a pas tardé à qualifier cette loi de reflet de la « nature sanguinaire » de l’occupation israélienne, démentant les affirmations d’Israël concernant son adhésion aux valeurs humaines. L’indignation internationale est palpable, avec Berlin, Londres, Paris et Rome qui avaient déjà appelé la Knesset à renoncer à ce projet « discriminatoire ». Le Conseil de l’Europe déplore un « grave recul » des principes démocratiques, soulignant le mépris d’Israël pour les droits humains fondamentaux.
Malgré les condamnations, les États-Unis, fidèle allié d’Israël, ont étrangement affirmé « respecter le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois », une position qui alimente les tensions et la perception d’une justice à deux vitesses. Adoptée par 62 voix contre 48, cette loi a immédiatement été contestée par l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) devant la Cour suprême, la jugeant « inconstitutionnelle et discriminatoire », en particulier pour les Palestiniens de Cisjordanie.
Des voix dissidentes s’élèvent même au sein du système israélien. Ram Ben Barak, député de l’opposition et ancien du Mossad, a dénoncé avec fureur la perte des valeurs israéliennes, craignant que la haine et la vengeance ne l’emportent. Yaïr Lapid, chef de l’opposition, a qualifié la loi de « coup de pub tordu » exploitant la douleur des citoyens. Amnesty International avait déjà prévenu en février que ce texte permettrait une application discriminatoire de la peine capitale, exacerbant une situation déjà explosive.






