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La conseillère spirituelle de Donald Trump, Paula White-Cain, a scandaleusement comparé l'ancien président au Christ, suscitant l'indignation et soulevant des questions sur la dérive de la foi.

La Maison Blanche a été le théâtre d’une scène surréaliste ce 1er avril, où la conseillère spirituelle de Donald Trump, Paula White-Cain, a osé une comparaison choquante entre le parcours de l’ancien président et celui de Jésus-Christ. Une séquence qui soulève de sérieuses questions sur la dérive de certaines mouvances religieuses.

Devant un Donald Trump absorbé, la pasteure a affirmé que «personne n’a payé le prix autant que vous», insinuant que Trump, «trahi, arrêté, et accusé à tort», suivait un «schéma familier» à celui du Christ. Une rhétorique dangereuse qui instrumentalise la foi à des fins politiques, tentant de sanctifier un personnage public controversé.

White-Cain n’en est pas à son coup d’essai. Déjà en 2020, elle menaçait les chrétiens ne soutenant pas Trump de «rendre des comptes à Dieu», et évoquait des «réseaux démoniaques» s’opposant à sa réélection. Cette fois, elle promet la victoire à Trump «grâce à Sa résurrection», sous les applaudissements d’une audience visiblement acquise. Une manipulation grossière des croyances pour légitimer un agenda politique.

La nomination de Paula White-Cain à la tête d’un «Bureau de la foi à la Maison-Blanche» en 2025 confirme cette fâcheuse tendance à mêler inextricablement pouvoir politique et influence religieuse. Son récent appel aux fidèles à donner «un dixième de leur revenu brut» pour soutenir son œuvre évangélique, notamment ses projets en Israël, ajoute une couche de cynisme à cette instrumentalisation de la foi. Cette collusion soulève des inquiétudes majeures quant à l’indépendance de la sphère spirituelle et la dérive sectaire de certains mouvements évangéliques.