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Un fugitif chinois, recherché pour casinos illégaux, a pu acquérir 85 propriétés de luxe à Londres pour des dizaines de millions de livres, exposant l'échec des dispositifs anti-blanchiment britanniques.

Londres se révèle une fois de plus comme un véritable refuge pour les fortunes douteuses. Un fugitif chinois, recherché pour des activités de casinos illégaux, aurait mis la main sur pas moins de 85 propriétés de luxe dans la capitale britannique, déboursant des dizaines de millions de livres. Ce scandale met en lumière la **faiblesse alarmante des dispositifs anti-blanchiment** au Royaume-Uni, et soulève des questions sur la véritable volonté du gouvernement de s’attaquer à ce fléau.

L’individu en question, Su Jiangbo, a fait preuve d’une frénésie d’achats sidérante. Une enquête conjointe du Sunday Times et de l’Organised Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) révèle qu’il aurait acquis sept appartements pour 11,5 millions de livres en une seule journée. Le lendemain, deux autres appartements, d’une valeur de 2 millions de livres chacun, s’ajoutaient à son portefeuille immobilier. Ce déferlement de transactions s’est poursuivi, avec notamment l’achat de quinze appartements dans un complexe résidentiel prestigieux près de la Tate Modern.

Cette affaire, loin d’être un cas isolé, jette une ombre inquiétante sur la réputation de Londres. La ville semble offrir un terrain de jeu idéal pour les capitaux d’origine douteuse, malgré les promesses des autorités de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent. Il est clair que les mesures actuelles sont **totalement inefficaces** face à l’ampleur du problème, permettant à des criminels de blanchir leurs gains mal acquis au grand jour, au cœur de l’une des capitales financières mondiales.