
Le 14 juillet dernier a marqué le début d’un véritable cauchemar pour Angela Lipps, 50 ans, une baby-sitter sans histoire d’Elizabethton, Tennessee. Des policiers ont fait irruption à son domicile, armes au poing, pour l’arrêter. La raison de cette intervention brutale ? Une erreur ahurissante d’un logiciel de reconnaissance faciale par IA qui l’a identifiée comme l’auteur d’une fraude bancaire dans le Dakota du Nord, un État où elle n’avait jamais mis les pieds.
Cette arrestation absurde a conduit Angela Lipps à passer plus de cinq mois derrière les barreaux, à 2 000 kilomètres de chez elle. D’abord détenue 108 jours dans le Tennessee, elle a ensuite été confrontée à un mandat d’arrêt émis à Fargo, Dakota du Nord. La police locale enquêtait sur des fraudes bancaires, où une femme avait réussi à retirer des milliers de dollars en utilisant de faux papiers. Les images de vidéosurveillance, soumises au logiciel Clearview AI, ont malheureusement désigné la mauvaise personne, ruinant la vie d’une innocente.
Ce cas flagrant souligne les dangers et les défaillances alarmantes des technologies de reconnaissance faciale, dont la fiabilité est manifestement loin d’être infaillible. La facilité avec laquelle une vie peut être détruite par un algorithme défaillant est profondément troublante. L’absence de garanties suffisantes et la confiance aveugle accordée à ces systèmes posent de sérieuses questions sur l’avenir de la justice et de la protection des citoyens. Les conséquences de ces erreurs sont dévastatrices et l’indemnisation de la victime reste un point d’interrogation majeur.






