
La prétendue « bonne nouvelle » pour les automobilistes français tourne au vinaigre. TotalEnergies, sous la pression médiatique, prolonge son plafonnement des prix, mais c’est une décision hypocrite qui ne fait qu’accentuer la pression sur les consommateurs. Le gazole, carburant essentiel pour de nombreux ménages et l’économie, voit son plafond grimper à 2,25 euros, une hausse scandaleuse par rapport aux 2,09 euros précédents. Pendant ce temps, l’essence reste bloquée à 1,99 euro, créant une illusion de stabilité alors que la réalité est bien plus sombre.
Cette manœuvre de TotalEnergies, présentée comme un geste pour le pouvoir d’achat, cache en réalité une stratégie douteuse. La décision de ne plus distribuer de diesel Excellium sous prétexte de « forte demande » et de « priorité donnée au pouvoir d’achat » est un aveu implicite que la qualité pourrait être sacrifiée sur l’autel du profit. Les clients gaz et électricité du groupe, quant à eux, bénéficieront d’un maigre avantage, preuve que la générosité de TotalEnergies est toujours à géométrie variable.
Les conséquences de cette politique sont déjà palpables. Les stations TotalEnergies sont prises d’assaut, créant des pénuries et des files d’attente interminables. Selon la ministre Maud Bregeon, « 83% des stations dans lesquelles il y a des difficultés d’approvisionnement sont des stations du réseau TotalEnergies ». Cette situation ubuesque force les automobilistes à une véritable loterie pour espérer profiter d’un prix légèrement moins exorbitant. La prolongation du plafonnement, loin d’être une solution, ne fait qu’exposer les graves dysfonctionnements logistiques et l’incapacité de TotalEnergies à gérer une demande accrue, transformant un soi-disant coup de pouce en un véritable casse-tête quotidien pour des millions de Français.






